TOUT DANS UN REGARD (version 1)
Pas besoin de parler
Il suffit d'un regard
C'est comme le reflet de soi
En suivant son tracé
C'est toute votre histoire
Qui peut se dessiner du doigt
Mais parfois les yeux, ça en dit trop
Quand ils lèvent le voile sur nos maux
Ou qu'ils devinent nos sanglots
Tout dans un regard
Laisse-moi te voir
C'est un vrai miroir
Tout dans un regard
Mauvais ou bon
On a tous une étoile au fond
Pour tenter de charmer
Se servir du regard
Et avoir l'envolée d'un soir
Mais parfois les yeux, ça en dit trop
Ce qu'on garde secret trouve un écho
Dans d'autres yeux, d'autres mots
Tout dans un regard
Laisse-moi te voir
C'est un vrai miroir
Tout dans un regard
Mauvais ou bon
On a tous une étoile au fond
On peut tout voir
Nos joies, nos victoires
Tout dans un regard
De toutes les couleurs
Chacun sa lueur
Tout dans un regard
Même transparent
On a tous, on a tous une étoile au fond…(bis)
Céline ELIAS
Mars 1999
NB : Nous n'avons hélas jamais enregistré la seconde version que Fanny maîtrisait mieux et dont j'avais changé le texte car ce texte ci-dessus ne me plaisait pas. Trop simpliste. On ne se refait pas....
DRAPS DE BOHEME
J’ai le cœur océan
Aussi bleu que mon âme
Sans abîme, sans drame
Et jamais il ne prend
La chaleur d’une flamme
Sans brûlure, sans arme
J’ai rêvé d’être mer
Pour porter ton bateau
Au hasard de mes mots
Scintiller des lumières
Des étoiles en écho
Veiller sur ton halo
Sous des draps de bohème
Mon amour est sans fin
Eternel
Je te dirai je t’aime
Sous des draps de satin
De dentelle
Dans un corps de velours
Tu as le cœur mutin
Tu te dévoiles enfin
Et dans un contre-jour
Le mouv’ment de ta main
Devient mon lendemain
Sous des draps de bohème
Notre amour est sans fin
Eternel
Je te dirai je t’aime
Sous des draps de satin
De dentelle
Je ne suis qu’un oiseau
Qui a trouvé l’abri
Près de toi, dans son nid
Pas de mer, de bateau
Que des jours et des nuits
Et des draps d’incendie
Et l’amour dans la peau
Sous des draps de bohème
Notre amour est sans fin
Eternel
Tu me diras je t’aime
Sous des draps de satin
De dentelle
Sous des draps de bohème
Mon amour est sans fin
Eternel
Je te dirai je t’aime
Sous des draps de satin
De dentelle
Céline ELIAS
Eysines, Mars 1999
NB : Aujourd'hui, je changerais volontiers 2 ou 3 petites choses au texte
...
UN PETIT AIR
Sur un p’tit air de jazz
J’ai croisé ton regard
Tu m’allumes, je m’embrase
On oublie tout ce soir
Sur un air de gospel
Nous nous sommes trouvés
Tu m’as dit « tu es belle »
Je t’ai dit « tu me plais »
Sur un air de samba
Nous étions deux amis
Et puis pas après pas
Nous nous sommes conquis
Sur un p’tit air de blues
Je t’ai dit « entends bien
Je ne suis pas l’épouse
Mais je suis sous tes mains »
C’est un p’tit air de rien
Un qu’on a dans le cœur
Qui descend dans les reins
Un p’tit air de bonheur
C’est un p’tit air de rien
Qui n’est là que pour nous
Un p’tit air qu’on retient
Au rythme de nos pouls
C’est un p’tit air de rien
Un petit air malin
Sur un p’tit air de rock
Nous nous sommes enlacés
Et là ce fut le choc
De nos corps enflammés
Sur un air de Berry
Tu m’as dit « y’a pas l’feu
Nous avons toute la vie
Pour pouvoir être heureux »
Sur un air de tango
Tu as glissé ton corps
Entre désirs et mots
Tes devoirs, mes remords
Sur un p’tit air musette
Nous en avons conclu
Que le corps est en fête
Quand le cœur n’y croit plus
C’est un p’tit air de rien
Un qu’on a dans le cœur
Qui descend dans les reins
Un p’tit air de bonheur
C’est un p’tit air de rien
Qui n’est là que pour nous
Un p’tit air qu’on retient
Au rythme de nos pouls
C’est un p’tit air de rien
Un petit air malin
Sur un p’tit air de jazz
J’ai croisé ton regard
Tu m’allumes, je m’embrase
On oublie tout ce soir
Oublions tout ce soir…
Sauf le p’tit air de rien
Tel qu’on l’a dans le cœur
Qui descend dans les reins
Ce p’tit air de bonheur
Sauf le p’tit air de rien
Qui n’est là que pour nous
Ce p’tit air qu’on retient
Au rythme de nos pouls
C’est le p’tit air de rien
Qui est le plus malin….
Magny-en-Vexin le
Céline ELIAS
AILLEURS
Ailleurs
C’est là que je t’attends
Et autrement
Et différents
Ailleurs
C’est là que je te veux
Hauts les cœurs
Hauts les vœux
Haut le vent
C’est pas comme ça
Comme ce qu’on fait
Qu’on arrivera
A s’ retrouver
C’est pas comme si
Tout c’ qu’on a fait
Tout ce qu’on dit
Peut nous aider
Je n’ sais pas toi
Mais moi, je doute
Qu’un peu de toi
Vienne sur ma route
Croise mon fer
Croise mes yeux
Que puis-je y faire ?
Es-tu heureux ?
Ailleurs
C’est là que je t’attends
Et autrement
Et différents
Ailleurs
C’est là que je te veux
Hauts les cœurs
Hauts les vœux
Haut le vent
C’est pas comme ça
Qu’on peut parler
Entre un « ça va »
Et un « j’m’en vais »
C’est pas comme si
Ce que je fais
Ce que je suis
Tu t’en foutais
Dis-moi enfin
Ce que tu penses
Lorsque tu feins
L’indifférence.
Ailleurs
C’est là que je t’attends
Et autrement
Et différents
Ailleurs
C’est là que je te veux
Hauts les cœurs
Hauts les vœux
Haut le vent
Ailleurs
C’est là qu’on peut trouver
La liberté
De s’exprimer
Ailleurs
C’est là que je nous veux
Hauts les cœurs
Hauts les vœux
Pour t’aimer.
Paris le 24 août 2007
Céline ELIAS
PLUME
Une photo de nous deux
Une fille dans la rue
Un couple d’amoureux
Les souvenirs affluent
J’ai gardé un non lieu
Sur son dernier refus
Je me dis certains jours
Que l’histoire est ancienne
Et qu’il n’y a pas d’amour
Eternel qu’on retienne
Mais je compte à rebours
Mes excès sans moyenne
Elle était ma plus belle plume
Mon meilleur argument
Et j’étais son amant
Elle était comme une plume
Légère comme le vent
J’étais son paravent
D’amertume
Auparavant.
Je savais ses douleurs
Son passé, ses parents
Je connaissais ses leurres
Ses combats permanents
Pour goûter au bonheur
Sans y croquer dedans
Je savais la violence
Je savais les abus
Parce que tout à outrance
Rend les enfants perdus
J’ai haï son enfance
Du plus fort que j’ai pu
Elle était ma plus belle plume
Mon meilleur argument
Et j’étais son amant
Elle était comme une plume
Légère comme le vent
J’étais son paravent
D’amertume
Auparavant.
Mais je ne peux pas encore
Oublier cet amour tellement fort
La vérité éclate
Si l’on accepte tout
Elle se fait écarlate
Comme le sang sur la joue
D’un père échec et mat
D’avoir été trop saoul
La vérité est là
Dans cette fille diaphane
Et qui du bout des doigts
Mangeait en filigrane
Et sans prendre de poids
Car maman le condamne
Elle était ma plus belle plume
Mon meilleur argument
Et j’étais son amant
Elle était comme une plume
Légère comme le vent
J’étais son paravent
D’amertume
Auparavant.
J’ai laissé toutes mes plumes
Sur son corps, mon aimant
Parce que j’aimais la plume
Qu’elle était autrement
J’accouplais mon volume
A son corps défendant
Elle était ma plus belle plume
Mon meilleur argument
Et j’étais son amant
Elle était comme une plume
Légère comme le vent
J’étais son paravent
D’amertume
Auparavant.
Paris, le 18 août 2007
Céline ELIAS (sur une idée de Luc)
PS : Ce texte ne m'est venu que de Luc qui en a écrit un sur ce thème qui était bien plus personnel. J'ai voulu le rendre moins intimiste sans que le sens des propos perde de sa valeur initiale. C'est mon texte cadeau pour Luc car c'est un petit gars que j'aime beaucoup.